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mercredi 28 août 2013

De l'emblème d'une maison noble au lieu dit "la Gatinière"

Le texte qui suit est tiré de « Pages oubliées, Légendes et traditions »  rédigé par Gaston Bonnery, 1909, les photos sont de Catherine Thierry.

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Au flanc du coteau se déroulant sur la vallée du village de Rochecorbon, s'étage une ruche joyeuse d'habitations rurales dont, les constructions à pignons alternent avec les « caves-habitations ».
 
Les Hautes Gatinières (photo Catherine Thierry).
 

Là, est le hameau de la « Gatinière », ou l'attention du touriste est attirée par une pierre armoriée encastrée dans l'épaisseur d’un mur. Dans le champ de l'écu, un oiseau est posé sur deux branches accompagnées de deux roses, et en pointe d'un croissant, une date 1595 figure au-dessus d'une inscription en caractères inconnus.
Antoine Rivarol qui vivait au commencement du XIXe siècle, à l'esprit caustique et prodigue de bons mots, nous dit : « Celui qui créa l'alphabet remit en nos mains le fil de nos pensées et la clef de la nature. »


Étrange pierre armoriée (photo Catherine Thierry).


La bizarrerie des lettres de cette inscription, présente un style lapidaire original, et les caractères dénotent des éléments d'un alphabet inconnu. Ils semblent rappeler les caractères du Bobeloth, fabriquant à plaisir en formes barbares, l'alphabet latin du moyen âge. Les chiffres arabes mêmes présentent deux variétés dans leur forme.

Quant au croissant qui figure au nombre des pièces du blason, il indiquerait une branche cadette, où il se rattacherait aux Valois ; le croissant disparaît avec la Branche qui s'éteint par l'avènement du roi de Navarre.
Diverses hypothèses peuvent être émises :
  • On peut lire : Servien de Béquassière, l'oiseau étant une bécasse, nous aurions un jeu de mots rappelant la franche gaieté gauloise, un écho du rire large de Rabelais, d'autant plus que le fief de la Bécassière existait outre-Loire.  
  • Si on tient lieu du « sigle » figurant dans le prénom, on peut lire : Sestien pour Sébastien.  
  • Si on procède de la même manière par le « sigle » figurant après la première lettre du nom de famille, on peut lire : Du Bois Collagny pour Colligny, ou bien encore : du Bois Dauphin.


Nous livrons à nos amis et connaissances, le soin de déchiffrer ce rébus, puisse leur perspicacité y trouver une nouvelle interprétation.


La critique possède ses critériums. 

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